Flux conditionnels

Flux conditionnels
Le temps qu'il fera demain, peut aujourd'hui être étudié, c'est ce que l'on appelle la météo. Mais précisons cette science : il s'agit de confrontations de masses d'air à températures variables, il s'agit de flux, de courants atmosphériques ou marins qui influent sur ce système qu'est l'atmosphère.
Ainsi, au terme de la somme de toutes ces interactions se forment des des orages, des types particuliers de nuages etc ...
Imaginons un instant le système monde comme on conçoit le système atmosphérique.
Des interactions entre les humains, des courants de pensées, des degrés de tolérances qui se confrontent, ...
Ainsi, on peut aborder les évènements comme bel et bien issus d'une continuité, comme la résultante de troubles, de perturbations socio-culturelles, des tempêtes éclatent, et les carences se manifestent après maturation.
On peut voir, on peut constater avant que cela n'arrive, mais c'est souvent aussi difficile que d'empêcher la formation d'un orage.
Les manifestations, les guerres, les folies notables des hommes, ...
Tout cela né d'une conjoncture, en réponse à des flux qui conditionnent la pensée d'un homme.
En effet, regardons ce qui se passe en marge des si populaires matchs de football au sein de notre civilisation occidentale. Notre vieille Europe, privée de tout conflit interne s'enlise dans la paix, et pourtant, les passions humaines ont besoin d'être déchainées, la folie s'empare donc de certains qui, soucieux d'évacuer cette violence, se donnent rendez-vous pour lui donner libre court. De même, songeons à la levée islamique, dans ces régions oubliées, ce n'est ni plus ni moins que la réponse à l'hyper-puissance du modèle occidental, notre monde avait une carence, une dépression s'était crée à l'endroit le plus propice culturellement : religion forte et fortement opposée, région délaissée par le modèle en vigueur, en proie à la misère et à l'endoctrinement.
On constate alors que l'homme, comme l'atmosphère, est conditionné par les flux.
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# Posté le mardi 03 novembre 2009 09:08

Citadin

Citadin
Une autre chose que j'ai constaté en vivant dans une grande ville, c'est que c'est un monde entièrement régulé selon la logique humaine.
Cela paraît banal, assez simple à constater, pourtant c'est lourd de conséquence. Cette capacité que l'homme a à créer son monde, un monde à son image. Cette envie que existe en lui, cette envie d'éradiquer ce qui lui échappe. Aussi loin que je suis capable de voir, je ne vois ici aucune chose qui n'ait pas été établie par un homme. Cette chaise, ces pots de fleurs, ce bâtiment, cette haie. Mais ce n'est pas seulement ce que je vois, ce que j'entends aussi, une musique ici, j'entends le train qui passe à côté de chez moi, plus loin un avion qui atterrit. Tous les sens sont affectés, on commence même à ne plus bien discerner les étoiles la nuit.
C'est d'ailleurs assez amusant que le premier luxe de l'homme vivant en ville soit d'importer la nature, comme pour se donner l'impression que tout n'est pas artificiel, ou peut être pour se déculpabiliser. Toujours est-il, même les jardins sont taillés selon des canons imposés, pour essayer de gommer cette sensation d'étouffement.
Le béton étouffe, notre nature nous étouffe. Et pourtant, je m'émerveille constamment devant ces bâtiments, je ne sais pourquoi.
Homme partagé entre contrôle absolu de son environnement, culpabilité, et étouffement. Bien loin de porter un jugement de valeur quant à l'homme et sa capacité à créer son environnement propre, je suis moi même citadin, je constate le génie et la folie de l'homme, mais ceci fera l'objet d'un article à venir.

# Posté le mardi 03 novembre 2009 06:37

Envie d'écrire

Envie d'écrire
C'est essentiellement lorsque le corps est lourd que le poids d'une plume fait flancher la main.
Alors la pointe encrée râpe le grain du papier.
Une main légère ne se laisse pas facilement amadouée par l'envie de noircir la papier.
De plus, le silence. Je me suis rendu compte, en vivant dans une grande ville, que ce silence me manque parfois.
L'envie de compartimenter, contrôler son monde. A l'extérieur, j'aime ce bruit, il crée une ambiance, donne une personnalité à un lieu donné, le fil est alors celui du monde extérieur, on envie cette réalité, on se plonge, on s'immerge pour faire émerger ce ressenti et lui donner une forme subjective.
Mais entre mes 4 murs, surgit cette envie de contrôler ce bruit.
Lorsque ce bruit survient, c'est le fil qui se rompt, la ligne est brisée, et la main se relève.

# Posté le mardi 03 novembre 2009 06:22

Modifié le mardi 03 novembre 2009 06:45

Help

Help
C'est fou, ce silence.
Cette douleur qui se tapi, ne se manifeste pas, se cache à la vue, aux oreilles, et même pire, au ressenti de tous.
Maintenant je demande une porte. Un accès à cette douleur, pour ainsi la drainer, l'assainir et puis repartir enfin.
Qu'est-ce-qui fait qu'un être supporte de se laisser ronger par une gangraine comme celle-ci ?
Le replis de soi sur soi. A-t-on si peu confiance en son prochain ? Ou peut être trop de confiance en soi, et même trop d'estime de soi.
Trop présumer de soi n'est pas bon, se connaître l'est, mais la demie mesure est comme toujours de rigueur.
En ce moment j'entends beaucoup de philosophes, certains disent que la mesure est infinie, mais le milieu n'est qu'un. C'est vrai.
D'autres, dont la lecture est plus récente, disent que le vice se cache et grandit derrière les masques que nous nous confectionnons. Je préfèrerai appuyer sur le fait que la douleur aussi s'y complait.
Les politesses et les égards sont parfois superflus, la douleur n'est qu'un moindre mal si on l'expie.
Pourquoi craindre le monde ? Pourquoi se renfermer ? Le self-made man n'est qu'un mythe, on a besoin de l'autre.
Je connais des personnes qui s'en veulent d'avoir, par exemple, étés aidé par des amis dans leur orientation et supportent mal de sentir qu'elles peuvent être redevable.
On ne peut se faire seul, l'orgueil permet d'affronter certaines choses, de persévérer, mais en aucun cas l'orgueil doit être prétexte au rejet de ce que l'autre nous apporte. L'autre, l'ami, le confident.
Ils sont là pour nous, et ce n'est pas preuve de faiblesse que de s'en remettre à eux pour nous pousser plus loin.
Celui qui persévère dans la solitude ne pourra exprimer que des cris silencieux.

# Posté le samedi 03 octobre 2009 12:28

Juste une fenêtre

Juste une fenêtre
C'est assez agréable de se retrouver dans une grande ville.
Il y a toujours quelque chose d'organisé pour le publique. Les organisations défilent sur la place, les concerts se succèdent et les coups de publicité ne manquent pas.
Je m'amuse de tout ça, malheureusement je n'ai pas le temps de m'attarder, la vie étudiante en classe préparatoire est pour le moins prenante, ou plutôt, elle fait culpabiliser si on s'attarde trop.
L'inconvénient majeur, c'est le soir, la nuit plutôt.
Les lumières éclairant les trottoirs se reflètent et envahissent l'air, se reflètent à nouveau et se diffusent à cause de la poussière et la polution.
Se crée ainsi une aura, on a l'impression de vivre dans une bulle de lumière. J'avais pris l'habitude de me laisser submerger avant de retrouver mon oreiller, et je fixais une étoile particulière.
Pour moi cette étoile a un nom, pour moi elle est un symbole, elle m'est apaisante, importante.
Elle s'est perdu dans ce ciel de lumière artificielle, peu d'étoiles parviennent à se déverser sur le ciel ici bas. Je ne la sens plus, je ne la vois plus, sa force qui me rend toute ma séreinité ne m'accompagne pas ici.
Si je pouvais, je demanderai juste une petite fenêtre, vers toi, pour que je ne me sente pas trop loin, un antre de bien être pour moi.
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# Posté le samedi 03 octobre 2009 12:06